Votre pompe de relevage tourne sans arrêt et vous craignez pour votre facture d’électricité ? Rassurez-vous : dans 99% des cas, sa consommation est infime. Cet article vous explique précisément combien coûte une pompe de relevage pour chauffe-eau (condensats ou eaux usées), comment faire le calcul vous-même et identifier les vrais problèmes qui font grimper la note.
Réponse rapide
Réponse rapide : La consommation annuelle d’une pompe de relevage pour chauffe-eau varie de 0,02 € à 9 €.
- Pompe à condensats (la plus courante) : 0,02 € à 0,60 €/an.
- Pompe d’eaux usées (plus puissante) : 0,75 € à 9 €/an.
- Au-delà de 10 €/an : C’est souvent le signe d’une anomalie (flotteur, fuite, clapet).
Pompe de relevage vs chauffe-eau thermodynamique : ne pas confondre
La SERP est souvent brouillée : on confond la consommation du chauffe-eau (souvent la vraie dépense) et celle de la pompe.
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Un chauffe-eau (et plus encore un chauffe-eau thermodynamique) peut consommer des centaines à milliers de kWh/an selon la famille, la température de consigne et l’isolation.
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Une pompe de relevage consomme surtout pendant ses phases de marche. En usage normal, c’est souvent quelques centimes à quelques euros/an.
Deux cas réels, très différents :
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Chauffe-eau thermodynamique (CET) : il produit des condensats. Si l’évacuation gravitaire est impossible, on installe une petite pompe à condensats.
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Chauffe-eau en sous-sol : l’eau issue du groupe de sécurité, d’une vidange ou d’un point d’évacuation doit être relevée vers l’égout → pompe d’eaux usées (plus puissante).
🔗 Maillage interne (à ajouter sur Somagaz) :
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Voir aussi : Chauffe-eau thermodynamique : fonctionnement et consommation
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Voir aussi : Comment changer un groupe de sécurité (fuite, goutte-à-goutte)
SCHÉMA 1 — CET + pompe à condensats

Les 2 types de pompes concernées (et pourquoi la conso change)
1) Pompe à condensats (la plus courante)
C’est celle qu’on retrouve le plus souvent quand on parle de chauffe-eau “moderne”, en particulier les CET.
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Puissance typique : 20 à 80 W
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Fonctionnement : cycles courts (secondes à 1–2 minutes)
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Consommation : faible, car le temps de marche cumulé par jour est bas
Référence SERP : certaines pages affichent 59,5 Wh/an (≈ 0,015 €) pour 1 déclenchement/jour. C’est un ordre de grandeur plausible si la pompe tourne seulement quelques secondes par jour. Dans la vraie vie, la variable n°1 reste le temps de marche cumulé.
2) Pompe d’eaux usées (plus puissante)
On la rencontre surtout quand l’évacuation est plus “lourde” (sous-sol, relevage vers une canalisation haute, volume plus important).
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Puissance typique : 250 à 800 W
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Fonctionnement : cycles plus longs (volume, hauteur de relevage, pertes de charge)
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Consommation : variable, car elle dépend du temps de marche
👉 À retenir : ce n’est pas “une pompe puissante” qui coûte cher… c’est une pompe qui tourne trop.
Comment calculer la consommation (méthode + 2 exemples)
La méthode Somagaz est simple : Puissance (W) × Temps de marche cumulé (h) × jours. Ensuite, on convertit en kWh et en euros.
La consommation annuelle se calcule ainsi :
kWh/an=Puissance(W)1000×Heures/jour×365kWh/an = \frac{Puissance (W)}{1000} \times Heures/jour \times 365
Conversions utiles :
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secondes → heures : secondes ÷ 3600
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minutes → heures : minutes ÷ 60
Exemple 1 — Pompe à condensats (cas courant, rassurant)
Hypothèses :
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Puissance : 40 W
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10 cycles/jour
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30 secondes par cycle
Temps cumulé/jour = 10 × 30 s = 300 s
300 ÷ 3600 = 0,083 h/j
Conso/an = (40/1000) × 0,083 × 365
= 0,04 × 0,083 × 365
= ≈ 1,2 kWh/an
Coût/an (exemple à 0,25 €/kWh) : ≈ 0,30 €/an
Exemple 2 — Pompe d’eaux usées (le cas qui inquiète le plus)
Scénario réaliste inspiré du tableau :
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Puissance : 400 W = 0,4 kW
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Usage : 5 cycles/jour de 2 minutes → 10 minutes/jour
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10 min/jour = 10/60 = 0,167 h/j
Calcul : 0,4 × 0,167 × 365 = ≈ 24,4 kWh/an
Coût : 24,4 × 0,25 = ≈ 6,10 €/an
✅ Même avec une pompe d’eaux usées, si on reste sur quelques minutes par jour, la facture reste modérée.
Tableau Somagaz : scénarios de consommation (obligatoire)
Hypothèse de coût : 0,25 €/kWh (à adapter à votre contrat). Les durées sont des fourchettes “terrain”.
| Type de pompe | Puissance | Temps cumulé/jour | Conso/an | Coût/an (0,25 €/kWh) |
|---|---|---|---|---|
| Condensats (usage normal) | 20–80 W | 0,5–5 min | 0,06–2,4 kWh | 0,02–0,60 € |
| Condensats (déclenchements fréquents) | 20–80 W | 10–30 min | 1,2–14,6 kWh | 0,30–3,65 € |
| Eaux usées (usage normal) | 250–600 W | 2–10 min | 3,0–36,5 kWh | 0,75–9,10 € |
| Panne / dysfonctionnement (tourne longtemps/continu) | 20–800 W | 1–24 h | 7–7000 kWh | 1,75–1750 € |
SCHÉMA 2 — composants critiques : flotteur + clapet

Quand la pompe consomme trop : causes + solutions
Le point de repère simple : au-delà de 10 €/an, ce n’est pas “forcément” catastrophique… mais c’est souvent le signe que la pompe tourne trop. Et le vrai risque, c’est surtout l’eau gaspillée (et parfois un débordement).
Problème n°1 (le plus fréquent) : fuite d’eau / groupe de sécurité
Cible surtout les pompes d’eaux usées (mais pas uniquement).
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Symptôme : la pompe se déclenche régulièrement, même sans utiliser d’eau chaude.
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Pourquoi : un groupe de sécurité peut goutter en continu (hors chauffe) → la cuve se remplit sans arrêt.
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Solutions : vérifier la pression réseau, l’état du groupe, le tartre. Remplacer si besoin (souvent plus rentable que de laisser couler).
💡 L’avis de l’expert Somagaz
“Si vous entendez votre pompe se déclencher toutes les 5 minutes sans utiliser d’eau chaude, ne cherchez pas la panne sur la pompe : c’est votre groupe de sécurité qui fuit. Le changer vous coûtera moins cher que la facture d’eau et d’électricité cumulée.”
Problème n°2 : flotteur bloqué/encrassé
Affecte tous les types de pompes.
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Symptôme : marche longue, redémarrages fréquents, arrêt difficile.
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Pourquoi : calcaire, dépôts, boues → le flotteur reste en position “marche”.
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Actions : nettoyage, détartrage, contrôle du libre mouvement du flotteur.
Problème n°3 : clapet anti-retour défaillant
Provoque des cycles “infini”.
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Symptôme : la pompe évacue… puis ça revient… et elle redémarre.
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Pourquoi : clapet HS/encrassé → reflux d’eau dans la cuve.
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Actions : contrôle du clapet, nettoyage, remplacement si doute (impact énorme pour un coût limité).
Autres causes à vérifier si besoin :
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refoulement partiellement bouché / tuyau pincé
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hauteur de relevage trop importante / pompe sous-dimensionnée
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installation générant des vibrations et micro-déboîtements
Quelle pompe choisir pour un chauffe-eau ?
Pour éviter les pannes et les cycles interminables, on dimensionne “comme un pro” :
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Hauteur de relevage (mCE) : critère n°1
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Débit : suffisant pour évacuer vite
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Clapet anti-retour : indispensable
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Alarme (option utile en sous-sol / local technique)
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Bruit/vibrations : silent-blocs, fixation soignée, tuyaux non contraints
Rappel : quelle que soit la pompe choisie, sa consommation en usage normal reste marginale face au coût de l’eau gaspillée en cas de dysfonctionnement.
FAQ
Une pompe de relevage consomme-t-elle en veille ?
Très peu. La dépense vient quasi uniquement des phases de marche. Si vous payez “cher”, c’est surtout qu’elle tourne trop longtemps ou trop souvent.
Pourquoi ma pompe se déclenche-t-elle tout le temps ?
Trois causes principales : 1) une fuite d’eau (souvent groupe de sécurité défaillant) alimente la cuve en continu. 2) un flotteur encrassé reste bloqué en “marche”. 3) un clapet anti-retour HS laisse l’eau refluer et relance les cycles.
Est-ce normal que le groupe de sécurité goutte ?
Pendant la chauffe, oui (dilatation). Hors chauffe, en continu, non : surpression, entartrage ou groupe usé. Un groupe qui coule peut faire tourner la pompe inutilement.
Combien coûte une pompe de relevage par mois ?
En usage normal, souvent quelques centimes. Une pompe d’eaux usées typique reste généralement sous 1 €/mois… sauf si elle tourne anormalement.
Comment mesurer la consommation (kWh) facilement ?
Avec une prise wattmètre ou une prise connectée compatible. Vous verrez surtout le temps total de marche : c’est l’indicateur n°1 d’un problème.
Une pompe à condensats peut-elle tourner en continu ?
Non. Si elle tourne en continu, suspectez une arrivée d’eau permanente, un flotteur bloqué ou un refoulement partiellement bouché.
La hauteur de relevage augmente-t-elle la consommation ?
Oui, indirectement : plus c’est haut (ou plus le tuyau “force”), plus la pompe met de temps à évacuer. Donc le temps de marche augmente, et les kWh aussi.
Pompe bruyante : que faire ?
Le bruit vient souvent des vibrations (pose/fixation), d’un encrassement, ou d’un refoulement mal posé. Vérifiez aussi le clapet anti-retour : un retour d’eau crée des cycles bruyants.
Question à cibler
Quelle est la consommation électrique d’une pompe de relevage pour chauffe-eau ?
Une pompe de relevage liée à un chauffe-eau consomme surtout pendant ses courts déclenchements. En usage normal, une petite pompe (souvent 20 à 80 W) qui fonctionne quelques secondes à chaque cycle représente généralement quelques dizaines à quelques centaines de Wh par an, donc quelques centimes. Si elle tourne longtemps ou en continu, c’est anormal (panne, fuite, refoulement).
À retenir (résumé actionnable)
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Normal : pompe à condensats = 0,02 à 0,60 €/an ; pompe d’eaux usées = 0,75 à 9 €/an.
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Le calcul : (W/1000) × heures/jour × 365 = kWh/an, puis × prix du kWh.
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Au-delà de 10 €/an : suspectez une anomalie (fuite, flotteur, clapet anti-retour).
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Priorité dépannage : fuite/groupe de sécurité → flotteur → clapet.
L’avis de Somagaz
Si votre pompe se déclenche trop souvent ou tourne longtemps, un professionnel peut vous aider à poser un diagnostic (fuite, groupe de sécurité, flotteur, clapet anti-retour, refoulement) et à fiabiliser l’installation (réglage, remplacement, conseils de pose).



